Voici un reportage de l'émission Second Regard intitulé "Le retour de la soutane, du péché et de l'enfer" qui fut
diffusé sur les ondes de Radio-Canada, le 28 septembre 2008.
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Voici un reportage de l'émission Second Regard intitulé "Le retour de la soutane, du péché et de l'enfer" qui fut
diffusé sur les ondes de Radio-Canada, le 28 septembre 2008.
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Voici une entrevue donnée par l'abbé Lodde
Une tradition renaît à Québec. Une messe de minuit en latin sera célébrée cette nuit à l’église Saint-François-d’Assise de Limoilou, une première depuis que ce rite a été largement abandonné au milieu des années 60.
La messe en latin fait un retour en force dans cette église de la basse-ville de Québec. Depuis le 9 septembre, elle est célébrée quotidiennement par l’abbé Guillaume Loddé, issu de la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre. Cette organisation religieuse forme des prêtres à l’ancien rite tridentin, une messe en latin célébrée par un prêtre qui tourne le dos aux fidèles.
La célébration qui se déroulera cette nuit s’inscrit dans la suite logique de ce qui a été amorcé, indique l’abbé Loddé. Le rite tridentin vient ajouter « une dimension de mystère qui s’était un peu perdue avec la messe en français », dit-il.
Pour respecter la tradition, deux messes successives seront célébrées : la première, accompagnée de chants en latin, sera suivie de la « messe de l’aurore », au cours de laquelle résonneront en français des chants de Noël bien connus, comme Il est né le divin enfant ou Les anges dans nos campagnes. La célébration, qui devrait se terminer vers 1h30, sera suivie d’un réveillon dans le sous-sol de l’église.
Pour l’abbé Loddé, la messe de minuit conserve toute son importance puisqu’elle sert avant tout à souligner la naissance de Jésus, en pleine nuit.
Cette célébration à l’ancienne pourrait attirer de nouveaux fidèles, nostalgiques des messes de leur enfance. C’est du moins ce qu’indique le responsable de la paroisse, le père Raymond Angers, qui a reçu de nombreux appels au cours des derniers jours concernant cette messe en latin. « Il y a beaucoup de bouche-à-oreille, il semble y avoir un intérêt », dit-il.
L’abbé Loddé s’attend quant à lui à accueillir environ une centaine de personnes. Une autre messe en latin sera aussi célébrée le jour de Noël, à 10h.
Source : Le Soleil, Québec, le 24 décembre 2008, par Daphnée Dion-Viens