Lundi 6 juillet 2009
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14 septembre 2008
Bien chers fidèles,
Il y a un an, la Fraternité s’installait, de manière stable à Québec. Beaucoup de fidèles sont venus dans cette église, poussés par la curiosité, par la quête de spiritualité, la recherche du Bon Dieu. Certains sont restés, d’autres sont partis ne
voyant pas l’intérêt d’une telle œuvre, imprégnés malgré eux par les idées modernes. En effet, l’Église est aujourd’hui au banc des accusés. L’amalgame est leur arme favorite, la désinformation
leur outil de travail. En cette période du 400°, sans nier les zones d’ombre, voyons les bienfaits que la religion catholique a apportés à notre pays.
L’Église catholique, seule religion voulue de Dieu bien sûr, ne sert pas seulement ses propres intérêts mais
travaille aussi au bien commun de la société. Son premier objectif étant de sauver les âmes, elle prend soin de tout l’homme, dans sa partie spirituelle comme dans sa partie corporelle.
Contrairement à d’autres religions, l’Église n’a jamais eu peur de l’instruction. C’est pourquoi tant de religieux et de religieuses ont traversé l’océan, ont donné leur vie pour ouvrir des
écoles, des collèges, des cegep, jusqu’à l’université Laval fondée par l’évêque du même nom. Jusqu’à peu, toute l’éducation était soutenue par
l’Église, car l’état peu organisé ne pouvait le faire.
L’ensemble du réseau hospitalier vit le jour grâce à l’Église : crèches, hôpitaux, hospices. Non pas que les
religieuses aient pris la place des laïcs, mais parce que la société étant différente, surtout moins riches, ces secteurs d’activité non lucrative ne pouvaient être assurés que par des bénévoles.
Et il n’y avait que l’Église qui pouvait trouver 2000 religieuses pour s’occuper toute leur vie durant d’un établissement tel que celui de l’hôpital psychiatrique saint Michel. Il est bien
injuste de charger tant de générosité de tous les péchés de la terre. Les banques, les syndicats, les loisirs étaient proposés par les paroisses. La vie était faite ainsi, et les québécois n’en
souffraient pas car leur vie avait un sens.
Le taux de suicide au Québec d’aujourd’hui est très révélateur et bien triste. Mais donnez donc une espérance
véritable aux jeunes, un sens à leur vie et ils seront plus heureux.
Y a-t-il eu des erreurs ? Oui, sûrement. Partout où il y a de l’homme, il y a de « l’hommerie ». Des
hommes d’Église indignes, certes, mais combien de véritables saints prêtres fidèles à leur devoir ! Ne mettre en avant que les fautes est une injustice et une erreur
historique.
On ne parle plus aujourd’hui que des égarements de certains prêtres avec l’innocence de petits enfants. L’Église a
toujours condamné fermement ces choses-là, en rappelant que c’est une matière grave, élément constitutif du péché mortel qui conduit les âmes en enfer. Et que fait l’état ! Trois fois rien,
oui bien chers frères, trois fois rien. Lorsqu’il y a une intoxication alimentaire, on soigne ceux qui sont malades et l’on détruit les stocks de ce qui rend malade. Mais dans ce domaine :
rien de tout cela. Nous savons tous la cause de tels comportements regrettables et condamnables : la pornographie véhiculée par Internet et la télévision, et de façon plus générale
l’immoralité ambiante. Ces malheureux prêtres (et que Dieu ait pitié de leur âme) ne sont pas victimes d’être allés trop à l’église ou d’avoir trop prié. Ils sont victime d’avoir trop écouté la
voix du monde.
N’inversons pas les choses et soyons sérieux ! Il existe bien plus de gens mariés et athées concernés par ce
triste problème que d’âmes consacrées.
Bien chers fidèles : le recul de la religion catholique est aussi catastrophique pour le salut des âmes que
pour le bien être de la société. L’état ne devrait pas avoir peur de l’Eglise, ils devraient travailler main dans la main. Car l’homme est un animal religieux, il ne peut se passer de religion.
Elle donne un sens à nos vies. D’où venons-nous ? Où allons-nous ? La religion donne un sens à la mort. C’est rassurant de savoir qu’un jour, si nous sommes sauvés, nous serons tous
réunis pour l’éternité, et une éternité de bonheur. Seule la religion nous permet d’utiliser la souffrance, qui touche tout le genre humain un jour ou l’autre, de l’utiliser car elle est
rédemptrice. Notre Seigneur J-C nous l’a montré.
Bien plus, la spiritualité catholique enseigne depuis 2000 ans que le travail quotidien bien fait est source de
sanctification pour l’homme : honnêteté, assiduité, courage, justice, persévérance : voilà les qualités que les fidèles essayent de pratiquer chaque jour. Quelle sécurité pour un
état ! Rien à voir avec le principe marxiste de la lutte des classes, ou celui du capitalisme « gagner plus et travailler moins ».
Chers fidèles, vous le savez bien, la société a tout intérêt à promouvoir et encourager notre religion.
Malheureusement les forces du mal sont à l’œuvre. N’ayons pas peur ! Les 12 apôtres ont converti l’empire romain par la grâce de Dieu au moyen
de leurs prières et leurs sacrifies. Faisons notre devoir, sanctifions-nous et le Bon Dieu fera le reste.