LA CONFESSION 1° après Pâques

Publié le par FSSP-Québec

reconcilliation

 

 

Bien chers fidèles,

 

             « Les péchés seront remis à ceux à qui vous les remettrez, ils seront retenus à ceux à qui vous les retiendrez ». Voilà donc, Notre Seigneur qui institue le sacrement de la confession le jour même de sa résurrection. Nous allons voir comment Il conféra à ses apôtres ce redoutable pouvoir, ensuite la nécessité d’y avoir recours, et troisièmement les grands bienfaits que nous pouvons tirer à fréquenter souvent ce sacrement.

 

Lorsque Dieu fait quelque chose, Il le fait parfaitement. Et s’Il a attendu ce moment précis, très solennel (le jour même de sa résurrection), c’était parfaitement intentionnel : en montrant ses saintes plaies à ses apôtres, le Christ manifestait que la terre et le ciel se trouvaient réconciliés. Cependant, à l’image d’un prince qui accorde sa grâce à un criminel, cette grâce ne se fait pas sans condition : le repentir du pécheur, le regret. En effet, comme le dit saint Augustin « Dieu n’a pas eu besoin de nous pour nous créer, mais il a voulu avoir besoin de nous pour nous sauver ». Si tel n’avait pas été le cas, si le sang de Notre Seigneur avait sauvé indistinctement celui qui regrette sa faute et celui qui ne regrette pas, c’eut été une aberration, une profanation, même un encouragement au péché ! Un encouragement à la débauche puisque celui qui aurait péché sans le regretter aurait été sauvé comme celui qui l’aurait regretté ! Alors pourquoi s’en priver !

Et ainsi donc, le Christ a donné ce pouvoir à ses prêtres, afin de remettre les péchés, et parfois malheureusement ne pas les remettre (ce qui est extrêmement rare).

 

En second lieu, voyons la nécessité de recourir à ce sacrement. Cette nécessité se tire tout d’abord de l’institution même de ce sacrement. Dieu ne fait rien inutilement, et lorsqu’Il nous offre un bienfait nous ne pouvons pas le refuser impunément. Car ce bienfait qu’Il nous offre, Il nous l’offre parce que nous en avons besoin ! Parce qu’il nous est nécessaire ! Il faut avoir un regard de foi aussi sur les sacrements : le sacrement de la confession est le moyen ordinaire que nous donne le ciel pour effacer nos fautes. Ce serait de l’orgueil que de refuser un tel bienfait du ciel ne voulant avoir d’obligation envers personne, ou ce serait de la présomption pensant n’en avoir pas besoin. Vous voyez bien chers fidèles quelle injure ce serait : le sang répandu du Christ aurait donc été chose inutile ? Certes non !

 

Le premier effet de ce sacrement est évidement de nous donner le pardon de nos fautes. Et qui ne fait jamais de péchés? Hormis la Sainte Vierge, personne. La confession nous aide également à lutter contre nos défauts dominants : la grâce de Dieu travaille dans nos âmes sur les points sensibles de notre personnalité. S’ouvrir au prêtre est s’ouvrir à Dieu : et lorsqu’une âme est bien disposée, il est facile au Saint-Esprit d’y faire son œuvre. Le prêtre au confessionnal est aussi docteur : il vous donnera dans la mesure du possible les remèdes appropriés pour votre progrès spirituel. La théologie spirituelle est une science qui s’étudie et qui se vit. Normalement le prêtre fait l’un et l’autre.

Une bonne confession  régulière, (au moins une fois par mois), assure le repos de la conscience. Le péché nous sépare de Dieu et de la vraie paix. Alors notre âme est tourmentée. Parfois le pécheur va chercher à se distraire, à s’étourdir pour oublier sa misère. Mais il ne retrouvera la tranquillité que grâce à la confession. Car en effet, il n’y a rien de plus consolant que de se savoir en amitié avec Dieu.

 

Bien chers fidèles, Notre Seigneur a institué ce sacrement pour effacer nos péchés et nous permettre de rentrer en grâce avec Dieu chaque fois que nous avons eu le malheur de faire un péché mortel. Loin d’être quelque chose d’humiliant, la confession est le moyen de guérir notre âme. Demandons durant cette messe la grâce de bien se confesser et de le faire souvent.

 

Abbé Guillaume Loddé, recteur

Église Saint-Zéphirin de Stadacona

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